Des chenaux de marée, des bancs de sable, des vasières, des lagunes au sable fin, des prairies d’herbes marines, la mer des Wadden c’est l’évasion garantie.
Géographiquement la mer des Wadden est une mer côtière qui s’étend le long du littoral de la mer du Nord du Helder aux Pays-Bas jusqu’à Esbjerg au Danemark. Une cinquantaine d’îles et îlots est posée sur les eaux peu profondes de la mer et se révèlent être de vrais paradis pour les ornithologues. Plus de 10 % de la population mondiale des oiseaux migrateurs serait accueillie sur les îles de la mer des Wadden lors des migrations, de l’hivernage et de la reproduction.

Au commencement se trouve Texel (Pays-Bas) à 20 minutes en ferry du continent. Il y est facile de louer un vélo. Le réseaux de pistes cyclables est bien balisé et j’apprécie une fois de plus de rouler à l’écart des voitures. Je remonte jusqu’à la pointe nord de l’île où se trouve le phare de Cocksdorp.

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Pédaler sur la digue artificielle et où paissent de nombreux moutons m’offre une vue imprenable sur la mer à marée basse.C’est un véritable garde-manger pour les oiseaux à ce moment de la journée.
Le cacardement des oies me tire de mes observations de bécasseaux, chevaliers, huîtriers pie, tournepierres à collier…Des centaines d’oies traversent bruyamment le ciel dans une formation en V. Je n’en ai jamais vu autant. Les premiers froids sibériens, scandinaves, une nourriture plus rare les poussent à venir hiverner dans des régions plus au sud comme ici aux Pays Bas. C’est juré je me revisionne le magnifique film de Jacques Perrin,  »Le Peuple migrateur » à mon retour.

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De temps en temps, une maison au toit de chaume, un moulin à vent pour donner du relief.

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Je rentre sur Oudeschild par la côte ouest et le sud de l’île. Tout autre paysage fait de landes à bruyères, de vagues de dune, de plages sans fin où il faut marcher assez longtemps pour atteindre le bord de mer. J’apprécie tout particulièrement la fraîcheur de la forêt de Westermiend. Je ne pensais pas qu’il aurait pu faire aussi chaud en cette saison.

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Puis voilà le temps de se rendre sur l’île de Terschelling (toujours aux Pays Bas). L’invitation à y séjourner est plus que tentante:70kms de pistes cyclables, une plage au sable blanc de 30 kms et large de 500m, 80% de la surface de l’île est classés réserve naturelle, des colonies d’oiseaux. Et le soleil s’annonce au rendez-vous.
Le ferry nous débarque à West Terschelling non loin du phare de Brandaris et là aussi c’est avec toute simplicité qu’un vélo peut être loué pour partir à la découverte de l’île.

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Cote nord de l’île, la plage à perte de vue balayée par le vent et la mer qui à l’horizon se fond dans le gris émouvant du ciel. Le décor est planté devant moi. J’adore tout particulièrement cette luminosité nordique.

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Côté terre, des marais ,de nouveaux des polders, dont certains squattés par des centaines d’oies, des vanneaux huppés. Il m’est donné l’occasion d’observer ma toute première spatule blanche parmi un groupe de cormorans. Je trace à travers les dunes ondulantes sur les pistes côtières, de nombreux chemins permettent de regagner les petits villages pittoresques de Midsland, Lies, Hoorn et Oosterend.
Je prends conscience de pédaler dans un paysage unique, l’atmosphère y est magique et mes nombreuses pauses m’incitent à la rêverie.

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Mais voilà qu’il est déjà temps de penser au voyage retour. Les autres îles garderont leurs secrets jusqu’à un prochain retour.

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